Le Club des UTilisateurs d'Orphée - Association loi 1901

lundi, 15 décembre 2008 07:53

On n’arrête pas le progrès !

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Alors que ce n’est ni une norme, ni un label, ni même une marque, même le tout puissant W3C n’y touche que du bout des doigts, tapez « web 2.0 » dans votre moteur favori et savourez la réponse exhaustive.

D’après Eric van der Vlist (Cf Web 2.0 : mythe et réalité), Google faisait du web 2.0 en 2003 avec sa solution « adSense » sans le savoir et avant même l’invention du terme en 2004 (Le terme a été inventé par Dale Dougherty de la société O'Reilly Media lors d'un brainstorming avec Craig Cline de MediaLive pour développer des idées pour une conférence conjointe (cf article de Paul Graham).

C’est flou sans l’être, car il ne faut que quelques secondes à un spécialiste pour déterminer si votre site est dans la philosophie du web 2.0 ou non. S’appuyant sur un langage (javaScript) aujourd’hui éprouvé et bien plus stable qu’auparavant, le web 2.0 c’est le web au service de l’utilisateur. Une ergonomie soignée, des fonctionnalités faciles à utiliser et accessibles aisément. Le simple fait de ne plus avoir à systématiquement communiquer avec le serveur pour mettre à jour une page après que vous ayez coché une case rend la navigabilité du site bien plus agréable. C’est ce qu’on appelle un client riche.

Le site du Cuto : web 2.0 ou 1.0 ? Il y’a du XML, du XHTML, du javaScript, on utilise les RSS et nous sommes une communauté qui partageons des ressources et travaillons ensemble sur la même plateforme. On peut penser sans offenser quiconque que notre site surfe sur la tendance.

Mais au-delà de la performance technique, le web 2.0 englobe par son développement une philosophie que l’on a toujours souhaitée pour le web. Construire une plateforme communautaire où chacun apporte sa pierre à l’édifice sans trop de peine. A l’image de wikipédia, flicker, facebook, dailyMotion et consorts, chacun a à sa disposition une centrale dédiée à sa passion. On ne regrettera pas les « pages perso » au fond criard et à la navigation laborieuse, ces plateformes offrent au tout-venant l’occasion de se concentrer sur le sujet qui le passionne laissant au fournisseur la tâche d’organiser, structurer et présenter le fruit de ses borborygmes de manière conviviale.  On peut toujours reprocher aux fournisseurs l’inflation du nombre de publicités, parfois même très envahissantes, sur nos pages mais l’on n’a pas rien sans rien. Le web synonyme de gratuité ne pourrait se développer sans la pub.  Tous ces sites qui vous proposent d’héberger votre blog, vos emails, vos photos et vidéos se retrouvent face à des coûts de structures assez hallucinants. Quand on sait qu’un webmail (messagerie déportée) peut vous mettre à genoux un serveur en quelques jours avec seulement une centaine d’utilisateurs, je vous laisse imaginer la place qu’il faut prévoir pour un espace collaboratif stockant vidéos, photos, diaporamas …etc pour plusieurs millions d’utilisateur.

Souvenez-vous, le Minitel n’est pas mort du jour au lendemain à l’apparition de l’internet. Nombre d’acteurs refusant la transition parce qu’ils se retrouveraient à financer l’intégralité de leurs services sans plus aucune contrepartie financière.

Pour Martin Beaudin-Lecours le pas est franchi :

« Plusieurs se questionnent sur la pérennité du Web 2.0 à l’heure où tant de services gratuits sont offerts. Malgré le succès du modèle d’affaire de Google reposant sur les revenus publicitaires, les plus sceptiques voient même dans le phénomène du Web 2.0 une nouvelle bulle qui éclatera tôt ou tard. En attendant, il est fort probable que les publicités prennent plus de place chez tous ces services Web 2.0, ce qui pourra poser des questions d’éthique au moment de leur utilisation pédagogique. » (Cf article 3)

CONCRETEMENT SUR QUOI REPOSE LE PHENOMENE ?

1.       Plusieurs technologies éprouvées depuis plus de 5 ans: HTTP, XHTML, CSS 2.0, RSS ou ATOM, REST, URI, XML-RPC

2.       Un langage : javaScript

1. PLUSIEURS TECHNOLOGIES

Cf tous les articles en bas de page richement renseignés sur l’aspect technique des standards utilisés par Ajax et, plus largement, servant de support au buzz web 2.0

2. UN LANGAGE : JAVASCRIPT

AJAX : bibliothèques javaScript permettant la gestion de données et l’amélioration de l’ergonomie du site. Selon Paul Graham (Cf article 4) Ajax signifie simplement que maintenant javaScript fonctionne !

Afin de vous faire une idée, je vous propose de comparer les 4 principales solutions offertes à ce jour pour le développement d’un site internet grand public : Ajax, FlashTM, JavaTM et la classique page html (générée ou non).

PORTAGE DE VERSION D’UN NAVIGATEUR A L’AUTRE

L’une des faiblesses de l’Ajax est la portabilité du développement d’un système à l’autre ou d’un navigateur à l’autre. Comme à l’époque où le javaScript (Tient déjà !) rendait le développement des sites fastidieux dès que l’on voulait ajouter un petit effet sympa sur un menu, un roll-over sur un bouton…etc. Cependant, ce langage bien plus mature qu’à ses débuts a fait ses preuves et n’est plus en proie à la guerre des standards (le sien). Si certaines variantes subsistent d’un navigateur à l’autre, les bibliothèques fournies gèrent de façon transparente pour le développeur la portabilité de l’application.

Ce que Flash a réussi à palier grâce à son plugins et Java par sa plate-forme. Plus de soucis de machine ou de navigateur, le plugins ou la plate-forme fait le pont entre les 2. Seulement Flash et Java restent désespérément des solutions hermétiques. Reste à espérer qu’avec la pression d’Ajax, la solution d’Adobe accélère l’intégration du html. Quant aux sites classiques, ils fonctionnent sans soucis sur tous les navigateurs et ordinateurs à ce jour.

Cf http://prototypejs.org/download afin d’apprécier les contraintes d’utilisation des bibliothèques Ajax.

SECURITE

Point de vue de la sécurité, Flash et Java offre l’avantage d’être encapsulé à la différence des bibliothèques Ajax. Certes, ces bibliothèques peuvent être cryptées afin d’éviter que des internautes malintentionnés tapent directement le script serveur (Celui qui renvoie la réponse à Ajax), cependant une programmation rigoureuse des pages serveurs peuvent palier à ces failles. Java représente la meilleure solution d’un point de vue de la sécurité, alliant tous les protocoles de sécurité à des niveaux les plus élevés en plus de ses propres protocoles. Sans compter que Java est une solution complètement encapsulée dans l’applet, donc pratiquement invulnérable.

CHARGE DU SERVEUR ET TEMPS DE CHARGEMENT

Malgré le téléchargement de l’intégralité des bibliothèques javaScript à l’appelle d’une page contenant de l’Ajax. La solution reste moins couteuse en termes d’octets que Flash qui va télécharger l’intégralité du site avec photos, sons, animations et effets. C’est un peu le talon d’Achille de Java, le téléchargement de l’applet, l’activation de la plate-forme et enfin la phase de compilation de l’applet entraînent parfois des temps d’attente au-delà du raisonnable pratiquement inexploitable dans un environnement ou le temps de chargement est une donnée critique pour le diffuseur. D’ailleurs, Java est principalement utilisé aujourd’hui par les sites grand-public pour répondre à une tâche bien précise : Graphes de cours de bourse, interface de gestion de fichiers, traitement de vos comptes bancaires…etc

Par la suite, Java, Ajax et Flash échangent le minimum de données avec le serveur. Ce qui est leur point fort à la différence d’un site classique qui doit rafraîchir sa page à chaque demande. Le serveur n’a plus qu’à envoyer les données non-formatées.

Avantage non-négligeable d’Ajax sur ses concurrents, javaScript est intégré nativement aux navigateurs, ce qui lui facilite l’accès à l’interface, aux fonctions du navigateur et aux éléments de la page html : Les fameuses « div ».

L’échange de données est simplifié avec Ajax car si vous souhaitez faire parler 2 Flash sur une même page sans communiquer par le serveur, vous devrez en passer par le javaScript. Mais vous ne serez pas dépaysé car l’actionScript(langage de Flash) ressemble comme 2 gouttes d’eau au javaScript. Bon courage tout de même.

Je tiens à préciser que n’est pas de l’avis des intervenants de la conférence « Web 2.0 Summit » de San Francisco (Cf article http://www.vnunet.com/vnunet/news/2229878/web-leading-information et sa traduction) qui tire la sonnette d’alarme sur le gonflement du trafic web suite à la montée en charge des sites « web 2.0 ». Je demeure septique à ce sujet car, d’une part, il est impossible de quantifier la qualité en regard du volume transmis. La plus populaire des bibliothèques Ajax « prototype.js »(version 1.6) ne pèse que 127Ko soit l’équivalent d’une image et permettra de n’échanger QUE les données entre le serveur et le client. A la différence d’un site classique qui rechargera systématiquement la structure du site et les données, les images, sons étant pour les 2 stockées dans le cache du navigateur.

REFERENCEMENT

Vous ne serez pas mieux référencé avec Ajax ou Java qu’avec Flash. Un petit mieux avec Ajax si vous intégrez les liens purs HTML à votre page. Mais globalement, les moteurs s’arrêteront à la première page ne sachant pas lire le javaScript ou le code encapsulé dans l’applet Java ou le shockwave(fichier compilé) de Flash.

CONCLUSION

Mon opinion est que le web évolue très rapidement et que certains ont besoin de souligner des transitions importantes pour se rassurer en cristallisant à un instant « t » là où on en est. Le web 2.0 révèle une photo de l’internet d’aujourd’hui.

Utilisé avec parcimonie, Ajax fournira un plus intéressant à votre site, une sorte de cure de jouvence pour le html. Utilisé à outrance, vous risquez de vous retrouver avec une usine à gaz augmentant considérablement les délais de développements futurs.

A l’inverse de Tristan Nitot, Président de Mozilla Europe(Firefox entre autre) convaincu du risque d’appropriation de la technologie Ajax par des éditeurs privés produisant des environnements de développement (framework) fermés risquant de dénaturer l’essence même du web(Cf interview 8), ces tentatives ont toujours été et seront toujours. Les éditeurs de ces produits fermés se voient tôt ou tard contraint d’ouvrir leurs applications au risque de mourir. Les raisons de son angoisse résident peut-être dans le fait d’avoir vécu la mort de Netscape, inventeur du javaScript phagocyté par Explorer et développé pour devenir ce que nous en connaissons aujourd’hui.

Ps : en attendant la révolution annoncée du web 3.0, je vous invite à commenter cet article sur notre forum web 2.0

 

SITE CLASSES WEB 2.0

http://www.reddit.com/

http://maps.google.com/

http://flickr.com/

http://www.youtube.com/

http://www.mapquest.com/

http://blogmarks.net/

http://fr.mylinea.com/

http://www.netvibes.com/

http://www.excite.com/

http://fr.wikipedia.org/

http://fr.encarta.msn.com/

BIBLIOTHEQUES AJAX ET SITES DES EDITEURS

http://prototypejs.org/download

http://script.aculo.us/

http://github.com/

http://fr.sun.com/ Technologie JavaTM

http://www.adobe.com/fr/ Technologie FlashTM

SOURCES
  1. http://www.bibliobsession.net/ Le site web 2.0 des bibliothécaires
  2. http://www.digimind.fr/publications/white-papers/299-le-web-20-pour-la-veille-et-la-recherche-dinformation.htm
  3. http://clic.ntic.org/cgi-bin/aff.pl?page=article&id=2071
  4. http://www.paulgraham.com/web20.html
  5. http://www.vnunet.com/vnunet/news/2229878/web-leading-information et sa traduction : http://www.vnunet.fr/news/web_2_0_gare_a_la_surcharge_d_information-2029246
  6. http://xmlfr.org/actualites/decid/051201-0001
  7. http://www.les-infostrateges.com/article/0612232/dossier-special-web-20
  8. http://www.journaldunet.com/solutions/0606/060623-video-tristan-nitot.shtml

 

 

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